Postulat 1 :
Les seules causes à l'origine de la création de richesses se
trouvent dans le Big-bang originel, l'Innovation, l'énergie
cosmique et l'énergie humaine. Le Big-bang est l'Innovation par
excellence d'origine extrahumaine provoquée par l'énergie et les
forces cosmiques. Il a donné naissance aux richesses naturelles
dont une partie se situe sur la planète terre et l'autre dans
l'univers. L'Innovation de source humaine est mue par l'énergie
humaine et la force de travail qui lui est associée. Elle est à
l'origine de toutes les richesses passées, présentes et à venir
créées par l'homme, nécessaires à la satisfaction de ses
besoins. Les richesses issues de l'innovation sont à
l'origine du revenu des nations.
Le travail de l'Homme met en mouvement le processus
de l'activité économique, dont le fruit généré est appelé produit
pour les biens ou services normaux issus de l'acte de production,
et improduit pour les biens ou services issus de l'acte
d'improduction dont l'usage est nocif ou nul. Ainsi, nous
établissons l'existence d'un revenu potentiel issu de l'Innovation
de source extrahumaine qui néccessite souvent l'apport de la force
de travail de l'homme pour l'exploitation de ses ressources et un
revenu issu de l'innovation de source humaine.
La caractéristique principale de l'Innovation de
source humaine est d'être positive ou négative pour l'espèce
humaine, la nature ou l'univers.
Postulat 2 :
Sans énergie, il n’y a point de mouvement. Quelle est alors
l’origine de l’énergie humaine et quelle est la nature
du mouvement qui anime et fait évoluer les activités économiques
?
Toute dispersion de forces inconsidérée conduit à
une perte d'énergie. Toute perte d'énergie incontrôlée entraîne à
un affaiblissement ou une disloquation de forces.
Postulat 3 :
La force de travail gouverne le mouvement imprimé aux activités
économiques. Est-elle la seule ?
Postulat 4 :
En économie, il existe une multitude de forces qui façonnent
l'apparition, la vie, la croissance et la disparition des entités,
parmi lesquelles on distingue : les forces de rappel à l'ordre qui
ramènent au point de départ après multiples oscillations, sans
infliger de sanctions sévères, elles dissuadent et réduisent les
écarts ; les forces de réaction qui sont coercitives ou punitives,
elles infligent des sanctions dont la mesure est fonction du degré
d'écart par rapport à la sagesse, la vérité, la justice, la liberté
justement contrôlée, la raison ou la science ; les forces
d'entraînement qui poussent inexorablement vers la recherche de
l'efficacité, de l'excellence et de la croissance économique dans
des conditions précises, et, permettent la réalisation des
objectifs définis au préalable ; les forces d'apparition, de
développement, de croissance et de maturation qui construisent ou
reconstruisent un ordre économique et social nouveau et corrigent
les erreurs antérieures ; les forces stratégiques qui déterminent
et visent des objectifs à atteindre ; les forces de conviction qui
renforcent la foi en la réalisation des objectifs visés ; les
forces de destruction qui balaient ou écrasent un ordre économique
et social ancien, imbibé d'injustices, de malhonnêteté et exempte
de sagesse, de raison et de vérité ; les forces de réduction qui
accompagnent l'expansion jusqu'à un point limite (la taille
critique) au delà duquel tout enrichissement est vain ; le pouvoir
qui est une concentration de forces au service du commandement pour
bâtir les objectifs à viser (le pouvoir politique utilisera les
forces politiques, le pouvoir économique utilisera les forces
économiques (exemples : le tsunami financier qui est soit une force
de réaction ou une force de destruction selon les cas, pour punir
ou sanctionner les écarts, les moyens financiers pour investir), le
pouvoir militaire utilisera les forces armées, le pouvoir
judiciaire utilisera la force de la loi avec son corollaire les
forces de sécurité (police, gendarmerie)) ; la puissance économique
est une multiplication à l'identique en un certain nombre de fois
de l'effet de croissance pendant plusieurs périodes successives et
d'un facteur constant, ou bien le résultat du produit issu de
différents effets de croissance pendant plusieurs périodes de temps
successives, elle décuple les forces ; les forces démocratiques
permettent au pouvoir de ne pas basculer dans la dictature ou
l'inhumanité (par exemple les forces d'opposition)...
Postulat 5 :
La célérité de la résolution d'une crise dépend de la qualité du
management, de la stratégie mise en place, de la justesse de
l'optimum des solutions retenu, des moyens mis en oeuvre pour la
résoudre, de l'efficacité de la coordination des actes visant à la
maîtriser ou la dompter, du degré de droiture démocratique des
règles qui régissent le fonctionnement de l'organisation ou des
institutions, du type de l'organisation, de l'état de connaissance
de l'ampleur réelle de la profondeur des facteurs originels
déclanchants et de la vitesse de réaction. La vitesse de
propagation de la crise est le rapport entre la variation absolue
des états d'avancement de la crise entre deux instants donnés et la
variation absolue des instants en question. L'effet de la crise est
la variation relative de deux états de la crise pendant deux
périodes données. La gravité (aggravation ou affaiblissement) de la
crise est le rapport entre l'effet de la crise (variation relative
des états d'avancement de la crise) et la variation relative de
deux instants donnés de cette crise. La vitesse de réaction est
impulsée par la force de réaction visant à maîtriser ou à dompter
la crise, sa rapidité dépend de la capacité des managers à prendre
et à coordonner le plus rapidement possible les décisions les plus
adéquates au moment le plus opportun.
L'épicentre de gravité de la crise est le lieu
central de sa formation, où se concentre son énergie. Il a pour
fonction d'amplifier l'intensité de la force motrice de la crise
quand le flux d'énergie s'accroît, et de la réduire ou l'annuler,
quand le flux d'énergie baisse ou s'annule. La connaissance des
facteurs ayant engendré la crise est une condition nécessaire mais
non suffisante de résolution de la crise. L'assèchement des sources
d'énergie (les océans par exemple) pour annuler la force motrice
équivaudrait à priver les populations de source d'énergie (exemple
du poisson). Une impossibilité logique. Que faut-il alors faire ?
En amont, en aval, entre les deux.
Amont : Management stratégique,
prévision et prévention, clignotant vert.
Entre les deux : Rupture
stratégique, colmatage des fissures, extinction des braises, veille
stratégique, nouvelle réponse, danger imminent, clignotant
orange.
Aval : Erreurs stratégiques,
désastre et reconstruction, clignotant rouge.
Exemple de la crise financière : les mécanismes de
la contagion

Source : alterinfo.net

Source : Le Monde
Il vaut mieux quand faire se peut anticiper une
crise que de la subir, car les conséquences sont souvent
désastreuses pour les entités ou les systèmes. D'après certains
spécialistes et la presse, le montant réel des actifs toxiques en
circulation dans le monde est de 600 000 milliards de dollars
(Larouche, usinenouvelle.com, alterino.net...). Une telle
éventualité entraînerait inéluctablement à la suite du tsunami
financier, un tsunami économique.
Les dégâts causés par la crise financière aux
Etats-Unis sont énormes. Les travailleurs américains payent le prix
fort : 25 millions d'américains expulsés de leur logement depuis
mars 2008 auxquels s’ajoutent 10 000 locataires expulsés
chaque jour depuis septembre 2008. Des milliers de fonds de
pensions sont partis en fumée». Les CDS représentent 62.000
milliards de dollars. Le PIB mondial représente moins de 50.000
milliards de dollars. La titrisation représente 630.000 milliards
de dollars. L’organisme de contrôle chargé de la surveillance
des marchés, la SEC (Securities and Exchange Commission) a été
«détruit», en accord avec l’idéologie libertarienne désirant
moins d’état, moins de contrôle, voire la disparition des
côntroles. Le service du contrôle des CDS de la SEC donc,
l’organisme qui devait surveiller les marchés est passé de
147 employés à 1 seul. Incroyable mais vrai! Cette information a
été donnée par Peter Welsh, représentant du Vermont au Congrès, qui
a été reprise reprise par Lynn Turner chef comptable de la SEC
(donc, quelqu’un de fiable!) qui, témoignant sous serment a
déclaré (lisez bien ce qui va suivre!): «Je pense qu’un
écrémage systématique – appelez ceci comme vous voudrez
– parmi les fonctionnaires a eu lieu dans cette
administration, afin de saper ses capacités de contrôle.» Le bureau
du budget du Congrès (CBO) a, dans son rapport de janvier 2009,
indiqué que « les fonds publics et privés de retraite aux
Etats-Unis ont fondu de quelque 2.000 milliards de dollars ces 18
derniers mois ». En Europe, c’est la même chose, ainsi, les
caisses de pension suisses ont perdu environ 18,8 milliards d'euros
à cause de la crise financière. Source : AFP. En France, selon
Bernard Devy, membre (FO) du conseil de surveillance du Fonds de
réserve des retraites, l'Organisme aurait perdu "environ 25%" de sa
valeur depuis le début de l'année 2009. Vendredi 16 janvier 2009,
Arnold Schwarzenegger gouverneur de la Californie a déclaré: « la
Californie est à quelques semaines de la cessation de paiement ».
Source : Calculated Risk. L’agence Bloomberg a fait le bilan
du coût de la crise aux USA: 7 400 milliards de dollars, auxquels
il faut ajouter 1800 milliards de dépenses supplémentaires ces
derniers jours soit plus de 60% du PIB américain dépensé en 3 mois
! Pour rappel, le montant de la dette publique des Etats-Unis a
franchi le cap des 10.000 milliards de dollars, selon le "rapport
mensuel sur la dette" visible sur le site du Trésor américain de
novembre 2008. (source : alterinfo.net du 16/11/08, Gilles
Bonafi).
Les produits dérivés représentent l’essentiel
de la masse monétaire, 630 000 milliards de dollars, c'est à dire
13 fois le PIB mondial. Les CDS (Credit default swap) qui sont au
cœur de la tempête représentent 62 000 milliards de dollars
dans le monde. Les CDS sont des contrats financiers entre acheteurs
et vendeurs de protection. Il n’y a aucun fond pour garantir
ces contrats et en cas de difficultés, le vendeur de protection est
obligé de fournir de l’argent bien réel. Ces opération
n’apparaissent pas dans le bilan des organismes financiers
(on appelle cela une « exposition hors bilan »). L’OCC
(Comptroller of the Currency, l’autorité de tutelle des
banques a déclaré le 30 juin 2008 que les banques commerciales US
possédaient 182 100 milliards de dollars de produits dérivés. Son
dernier rapport (30 septembre 2008) précise que JP Morgan Chase
détiendrait 43 000 milliards de dollars en produits dérivés et
Citigroup 17 500 milliards soit plus que le PIB mondial. Les sommes
en jeu sont colossales et, pour rappel, les entreprises sont
interconnectées à l’aide de CDS pour un montant de 62 000
milliards de dollars. (alterinfo.net du 30/11/08).
L'année 2008 est la première où les baby boomers
atteignent l'âge de 62 ans avec la frénésie de retraite supposée
commencer (car les gens pouvaient commencer à bénéficier de leurs
retraites). Or l'économie plonge et de nombreux autres départs à la
retraite sont retardés. Donc un grand nombre de travailleurs qui
avaient prévu leur départ à la retraite devront travailler jusqu'à
leur mort, rejoignant ainsi les millions d'autres baby boomers qui
n'ont jamais eu de tels rêves. La destruction délibérée des
retraites (par répartition ndlt) et leur remplacement par le 401(k)
(retraite par capitalisation en actions ndlt) a été , un pas de
géant pour attaquer la retraite, mais avec la crise, les effets
ruineux commencent tout juste à apparaître. Fin Septembre, juste
avant que la crise commence à prendre de l'ampleur, on a découvert
qu'en 2007, la valeur des comptes en actions (401(k) avait perdu
près de 2 mille milliards $, et la perte a pris de plus en plus
d'ampleur avec la crise. Or près d'un tiers de ceux qui ont
souscrit au 401(k) et qui ont la soixantaine, avaient placé 80% de
leur argent en actions (Les fonds de pension ont été détruits de
manière similiaire). Le 401(k) était le plan du siècle. Les
entreprises se sont déchargées des "pesantes" retraites et ont
utilisé les forces combinées des médias et des politiciens pour
vendre leur ruse au public, au grand bénéfice de Wall Street. On a
dit aux travailleurs que le cycle des effondrements boursiers était
terminé et que les placements en actions étaient sûrs. D'autres
facteurs y ont contribué : les taux étaient si bas que les
investissements dans les bonds du trésor et autres instruments
moins risqués offraient que de petits retours, et comme les
employés ont cessé de contribuer aux fonds de retraite, il était
nécessaire d'avoir un plus important retour sur
investissement.
En outre, les entreprises ont baissé les salaires
depuis les années 70, il y a eu moins d'argent à épargner pour la
retraite, ce qui a créé une atmosphère de désespoir. Donc, après la
bulle high tech - qui a emporté avec elle des millions d'économie
de personnes ayant investi dans le 401(k) - le marché de
l'immobilier est devenu l'endroit pour investir. Pour des millions
de personnes, la maison dans laquelle ils vivaient était leur nid,
ils avaient planifié de la vendre et d'en acquérir une plus petite.
Il n'en est plus question. Le Républicain Robert Andrews, (D-NJ)
qui préside le sous comité à la santé à l'emploi au travail et aux
retraites au Sénat, l'a dit cruement " certains auront trés peu,
d'autres auront presque rien, et certains n'auront rien quand ils
prendront leur retraite. " Ce processus s'accélère avec les mises
en faillite qui détruisent les "obligations de retraite". Des
obligations s'appliquent également aux travailleurs déjà à la
retraite dont beaucoup voient leur retraite diminuée de moitié, les
obligeant à reprendre un emploi. (alterinfo.net, Shamus Cooke du
15/12/08).
Un taux de chômage élevé, des banques se sont
effondrées comme un château de carte, la déflation s'annonce, la
demande des biens et des services s'est détériorée, les déficits
monstres persistent, la crise économique s'amplifie, et la
défaillance du système de surveillance et de contrôle des activités
économiques s'est dévoilée. Les Etats-Unis se sont engouffrés, dans
le sillage de l'effondrement du système de surveillance à Wall
Street, ce temple du capitalisme, dans la pire crise
économique que les annales de leur histoire a enregistrée durant
ces 80 dernières années. (alterinfo.net du 20/12/08). "Le manque de
confiance est total. Le marché interbancaire ne fonctionne pas et
génère des cercles vicieux: les consommateurs ne consomment pas,
les entrepreneurs n'embauchent pas, les investisseurs
n'investissent pas et les banques ne prêtent pas".
Il faut se préparer à vivre dans un monde en faible
croissance, avec une baisse des niveaux de valorisation de
l'ensemble des actifs, qu'ils soient financiers, immobiliers ou
monétaires. Les moteurs de la croissance des années d'après-guerre
fondés sur la capacité des ménages occidentaux à consommer toujours
plus, grâce à la progression du pouvoir d'achat et à une offre de
crédits quasi illimitée, n'ont plus aucune chance de fonctionner.
Car avec une dette totale (dette privée + dette publique) des
Etats-Unis qui représente désormais 350 % du PIB, la capacité
d'endettement des ménages et des Etats a atteint un plafond qu'il
sera impossible de dépasser. Il faudra inévitablement passer par
une phase de plus grande modération dans l'utilisation des leviers
du crédit et par la nécessité de reconstituer un volant d'épargne.
Tout cela pèsera inévitablement sur la croissance. La consommation
et les revenus vont considérablement baisser avec l'arrivée à la
retraite de toute la génération des baby-boomeurs de
l'après-guerre. (jdf.com du 20/12/08). Dans ses conditions comment
l'Amérique peut-elle retrouver son rôle de locomotive de l'économie
mondiale ?
La crise actuelle est essentiellement celle des
produits financiers dérivés, un système spéculatif sur le point
d'exploser, mis sur pied par Alan Greenspan lorsqu’il prit la
direction de la Réserve fédérale. Ce sont de millions de milliards
de dollars de dettes, qui n'offrent aucune possibilité de les
honorer ou de les apurer. Un danger pour l'humanité. Lyndon
Larouche propose une réorganisation du système monétaire et
financier consistant à appliquer à l’ensemble du monde une
procédure de réorganisation financière, dans l’esprit des
politiques appliquées par Franklin Roosevelt en 1944 et qu'il
présenta lors de la conférence de Bretton Woods en 1944, à l'opposé
de ce que Truman commença à promouvoir à partir de 1945. Il
s’agit de créer un système international de crédit, fondé sur
des cours de change fixes, et de mettre en œuvre un véritable
programme de redressement économique et financier. Pour Larouche,
la décision du gouvernement américain en place d’imposer sur
le marché interbancaire des taux d’intérêts quasiment nuls, à
peu près comme on l’a fait avec le Yen il y a quelques
années, est une folie pure dont on ne tardera pas à voir les
résultats, elle aura des conséquences incalculables. Il est donc
impérieux de clore avec le type de système instauré depuis
1971-1972, pour en revenir à un système de parités fixes, fondé sur
un système de crédit et non sur un système financier. Pour lui, les
Etats-Unis ont une particularité unique en tant que nation, qui est
de posséder un système de crédit, alors que les pays européens sont
dotés de systèmes financiers, c’est-à-dire de systèmes
monétaires. Or en vertu de la Constitution américaine, la création
monétaire, ou création de crédit, est un acte souverain du
Président des Etats-Unis, avec le consentement de la Chambre des
représentants. Un crédit qui peut ensuite être utilisé, et
monétisé, comme le prévoient la loi et la fonction régalienne du
Président. Larouche propose de faire appel à la Constitution
américaine, avec ses clauses définissant ce système de crédit, pour
conclure des accords ratifiés par traités avec d’autres
nations, en vue d’établir un système de crédit à parités
fixes. Un objectif qui vise essentiellement d’émettre du
crédit, qui puisse être utilisé au niveau international pour des
investissements capitalistiques à long terme dans l’économie
mondiale. Pour que cette initiative fonctionne, il faut au
préalable éliminer la plupart des produits financiers dérivés, qui
sont de toutes façons impayables, vu l'impossibilité de satisfaire
les besoins du système financier actuel. Car selon lui, la quantité
d’argent nécessaire pour rembourser les millions de milliards
de dollars de cette dette, en majorité frauduleuse,
n’existera jamais. Il faut donc effacer la partie polluée de
la dette en la considérant comme une perte nette, afin de revenir à
un système de crédit fondé sur l’idée d’Etat-nation, à
long terme, pour une génération, un demi-siècle, voire un siècle
entier, en fonction du type d’investissement, à
l’opposé de ce nouveau système financier international assez
bizarre auquel l'humanité est assujettie. L'initiative devrait de
toute évidence résulter d’un accord entre les Etats-Unis, la
Russie, l’Inde et la Chine, parce que c’est là, en Asie
(en y intégrant le rôle de la Russie en Eurasie), que se trouve la
plus vaste concentration de pauvreté avec 40% de la population
mondiale, donc le plus grand besoin de développement.
En Inde, par exemple, 63% des habitants souffrent
d’extrême pauvreté et il est peu probable que cette
population puisse rapidement accéder d’elle-même à une
meilleure productivité. La solution se trouve dans la mise en
oeuvre de grands projets d’infrastructures, tels que des
centrales nucléaires et autres équipements de ce genre,
indispensables pour relancer son infrastructure et augmenter les
pouvoirs productifs de sa force de travail. Avec
l’effondrement des marchés américains, la Chine
s’effondre, et c’est donc désormais tout le système
chinois qui est en crise. Cela va se répercuter rapidement sur le
reste du monde, amplifiant encore l’instabilité générale. La
Russie a un rôle fondamental à jouer parce qu’elle a une
culture eurasiatique, ni européenne ni asiatique. C’est le
cas depuis environ l’époque de Gengis Khan. Seules les
richesses en matières premières, majoritairement présentes dans le
nord de la Russie, permettront la croissance économique de pays
tels que la Chine et l’Inde, avec l’utilisation de
technologies que seuls les Russes maîtrisent. L'Institut Vernadski
par exemple s'est spécialisé dans la façon d’ouvrir à
l’exploration minière certaines régions comme la toundra,
l’Arctique ou la région sub-Arctique. Cela consiste non
seulement à creuser dans le sous-sol, mais aussi de mettre au point
un système de gestion des matières premières. Cela nécessite de
mobiliser les Amériques, en particulier les Etats-Unis, ainsi que
l’Europe, pour jouer, à nouveau, un rôle de premier plan dans
le domaine de la science et de la technologie, s’intégrant
dans un processus de développement de toute la planète, y compris
l’Asie et l’Afrique, et développant le monde afin que
l’humanité s’épanouisse pleinement. (alterinfo.net du
20/12/08, conférence de presse de Lyndon H. LaRouche à Strasbourg,
au Parlement européen, le 17 décembre 2008).
Pour nous, l'idée de Larouche d'annuler la partie de
la dette polluante répond exactement à nos attentes, afin de donner
suite au besoin de relance et de développement économique globaux,
sains et sans exclusion. Cependant, la relance par le crédit
nécessite un certain nombtre de gardes-fous, afin d'éviter la
répétition pour les générations futures des erreurs et fautes
précédentes qui entraîneraient des conséquences et effets
similaires, car les précédentes grandes crises n'ont pas été
suffisamment formatrices pour empêcher la formation et l'éclatement
d'autres bulles financières. Si les Etats-Unis consommaient à
nouveau du crédit à outrance, ils redeviendraient à moyen ou long
terme débiteurs du reste du monde. Si au contraire, ils jouaient le
rôle d'émetteur de crédits, ils deviendront de facto la "Banque
Centrale du monde" créant et distribuant de la monnaie partout où
besoin se ferait sentir. Il y a là un risque politique, puisque le
système démocratique fait changer les dirigeants. Des absolutistes
au pouvoir peuvent à tout moment en changer l'usage. Les moeurs
politiques doivent donc aussi évoluer. Il est plus que souhaitable
de quitter un monde de la dépendance absolue vers celui de
l'interdépendance relative. Cela supposerait l'organisation
multipolaire d'organismes de gestion de tels crédits dans des zones
économiques homogènes et interdépendants, ayant tous les mêmes
attributs. Il s'agit pour l'humanité d'imaginer d'autres modes de
fonctionnements plus transparents, plus démocratiques, plus
confiants et mieux gérés.
Postulat 6 :
L'intensité de la force d'un tsunami financier dépend entièrement
du degré de "toxicité" et de l'étendue du volume des actifs
"toxiques" dans le volume global des actifs financiers en
circulation et de la gravité de la crise financière. Le degré de
"toxicité" est le poids de la valeur monétaire des actifs
"toxiques" dans la masse monétaire en circulation. Toute crise
financière ne conduit pas nécessairement à un tsunami financier.
Toute autre crise non tsunamique aurait un impact plus réduit que
celui engendré par la force du tsunami financier. Un tsunami
financier est une crise systémique globale.

D'après les centres d'alerte aux tsunamis, un
tsunami est un raz de marée foudroyant suite à un puissant séisme
de forte magnitude.
L'économie d'un pays est en danger latent ou
potentiel lorsque la valeur des actifs "toxiques" augmente, mais
reste en dessous du revenu national, nous disons alors que le
tsunami financier est latent ou potentiel. L'association d'autres
facteurs comme l'ampleur de la dette, des déficits, de la fuite de
capitaux, la corruption ou les détournements de fonds,
l'innondation de fausse monnaie ou la pesanteur et l'inertie de
l'absolutisme des dogmes ambiants prééminents peuvent contribuer à
déclancher une crise financière. Quand la valeur des actifs
"toxiques" atteint et dépasse le montant du revenu national, la
vague entraînée par le tsunami financier acquiert petit à petit de
l'énergie et de la vigueur et finit sa course en se déferlant sur
les cotes des marchés financiers, nous disons que le tsunami
financier est en activité. Le degré de "toxicité" des actifs
"toxiques", l'étendue du volume de ces actifs "toxiques" dans le
volume global des actifs financiers et la gravité de la crise sont
les éléments déterminants de la transformation du tsunami financier
en tsunami économique.
La contamination des économies environnantes ou
lointaines et la vitesse de propagation dépendent de leur degré
d'imbrication avec l'économie en cause et de l'ampleur de leur
implication dans l'exposition aux actifs "toxiques" en question. La
meilleure manière de sortir de la crise est de conserver les
sources d'énergie en se débarassant le plus rapidement possible de
toute la "pollution" financière, comme l'on procède dans les cas de
la pollution des sources d'eau, compte tenu de l'impossibilité de
soigner ou de conserver en bonne santé les vies contaminées dans
ces eaux polluées. Toute autre solution prise ne peut être que
complémentaire ; dans le cas de substitutionnalité, cette dernière
retarderait l'avancée de la crise pour un certain temps, mais
occasionnerait dans le même temps une amplification de l'intensité
de sa force, tout en multipliant et en répandant ses effets
dévastateurs dans les structures financières, économiques et
sociales.
Le Relativisme économique est une surprise pour Alan
Greenspan

L'ancien président de la Réserve fédérale américaine
(Fed), Alan Greenspan a admis, jeudi 23 octobre 2008, à Washington
lors de son audition par la Commission chargée du contrôle de
l'action gouvernementale que la crise actuelle remettait en cause
la supériorité d'un système, celui du "free market" auquel il avait
toujours cru. "Oui, j'ai trouvé une faille. Je ne sais pas à quel
point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans
un grand désarroi." Le président de la commission, Henry Waxman,
venait de rappeler à M. Greenspan les propos qu'il avait tenus dans
le passé, selon lesquels "des marchés libres et concurrentiels sont
de loin la meilleure façon d'organiser les économies, sans
équivalent". L'ancien patron de la Fed a aussi admis avoir "fait
une erreur en croyant que le sens de leurs propres intérêts,
notamment chez les banquiers, était la meilleure protection qui
soit". "En d'autres termes, vous trouvez que votre vision du monde,
votre idéologie, n'était pas la bonne, ne fonctionnait pas ?", a
renchéri M. Waxman. "Absolument, exactement, a répondu M.
Greenspan. C'est précisément la raison pour laquelle je suis
choqué, parce que cela faisait quarante ans et même plus que de
façon très évidente cela fonctionnait exceptionnellement bien." Sur
sa propre responsabilité dans la crise - M. Greenspan est accusé
d'avoir favorisé la formation de cette gigantesque bulle
spéculative en menant une politique monétaire laxiste -, l'ancien
patron de la Fed s'est défendu en rappelant qu'il avait lancé des
mises en garde il y a déjà trois ans. "En 2005, j'avais émis des
inquiétudes quant aux conséquences néfastes d'une période prolongée
de sous-estimation des risques."
"La crise cependant a pris une dimension beaucoup
plus grande que ce que j'avais imaginé", a-t-il concédé, estimant
que le marché du crédit vivait "un tsunami comme on en voit un par
siècle". M. Greenspan a souligné que, dans la tempête actuelle,
"les banques centrales et les gouvernements se retrouvent
contraints d'adopter des mesures sans précédent". "J'ai fait une
erreur en comptant sur l'intérêt privé des organisations,
principalement des banquiers, pour protéger leurs actionnaires."
"Ceux d'entre nous qui comptaient sur l'intérêt des établissements
de crédit pour protéger les actionnaires (en particulier moi-même)
sont dans un état de choc et d'incrédulité". "La crise a pris une
dimension beaucoup plus grande que ce que j'avais imaginé". "J'ai
trouvé une faille dans l'idéologie capitaliste. Je ne sais pas à
quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé
dans un grand désarroi." "J'ai eu en partie tort en n'essayant pas
de réguler le marché des Credit Default Swaps". "Le modèle de
gestion des risques tenait depuis des décennies. Mais l'ensemble de
cet édifice intellectuel s'est effondré l'été dernier." "La raison
pour laquelle j'ai été choqué, c'est que l'idéologie du libre
marché a fonctionné pendant 40 ans, et même exceptionnellement
bien". (lemonde.fr, cordonsbourse.blogs.liberation.fr, lefigaro.fr
du 24 et 25/10/08).
Tant qu'elle était asymétrique, irréaliste,
déraisonnable et illogique, la théorie de l'ultralibéralisme
fonctionnait, Monsieur Greenspan, le Relativisme économique est la
Théorie par excellence, elle s'imposera d'elle même à travers les
âges. Car voyez-vous, selon le professeur Jean Claude Werrebrouck,
les profits issus du secteur de la finance représentaient 14% du
total des profits des entreprises américaines en 1960, en 2007, ils
étaient à 39% de ce même total. La dette des ménages américains est
passée de 46% du PIB en 1979 à 98% en 2007. Un tiers de ménages
américains supporte une dette continue de 10000 dollars sur leurs
cartes de crédits avec des taux allant de 11 à 15%...et
jusqu’à 30% en cas de retard de paiement. Hormis cela, en
France, les banques françaises assuraient à elles seules le quart
des revenus de l’Etat au titre de l’impôt sur les
sociétés. (source : contreinfo.info du 09/01/09, Jean Claude
Werrebrouck, professeur d'économie à l'Université de Lille
II).

Entre 2007 et 2008, années de crise, le taux de
marge des banques en France sur les découverts et les crédits
revolving a progressé de +15,6% et le taux de marge sur les crédits
à la consommation s’est lui envolé de +44,5%. Ce sont les
précaires, les revenus les plus faibles qui utilisent le plus ces
outils d’endettement en proportion de leurs revenus. Pour des
taux voisins de 20% (avec assurance), ces organismes
n’avouent que 2% de défaillance (donc couvertes par les
assurances). (alterinfo.net, le canard enchaîné du 06/02/09)... Les
services financiers et immobiliers pèsent 31 % dans le PIB
britannique, l'industrie, énergie comprise, représente tout de même
17,3 %. En France, le poids de l'industrie n'est que de 14,5 %, et
celui des services financiers et immobiliers 32,9 %. Le secteur
financier représentait 33,1 % du PIB en 2006 aux Etats-Unis. Dans
l'ensemble, entre 25 et 30 % des richesses nationales des pays
proviennent de ce secteur. (jdf.com du 16/02/09).
Postulat 7 :
L'énergie humaine trouve sa source dans le produit issu du Big-bang
et dans l'énergie cosmique.
Postulat 8 :
Il n'existe point de démocratie interne sans démocratie externe. En
d'autres termes, la démocratie interne et la démocratie externe
constituent ensemble la forme la plus développée et la plus aboutie
de la gestion démocratique de la vie en cité et de la destinée des
peuples. Toute autre forme est une imposture, une dictature pouvant
conduire ou tendre à tout moment vers le fascisme dans certaines
conditions de "température et de pression". Le multilatéralisme
(multipolarité, transparence, pluralisme total, démocratie réelle)
est l'unique manière d'assurer la paix, le bonheur,
l'enrichissement, la sécurité des peuples et des nations et la
pérennité des espèces. Toute autre forme suscite incompréhension,
humiliation et conduit toujours à un conflit
destructeur.
Comme en mathématiques, dans une situation
conflictuelle complexe, l'intégration par partie est la seule voie
qui reste pour conduire les nations vers une gestion démocratique
globale des affaires de la cité-monde.
Postulat 9 :
Il n'existe pas en matière économique ou de démocratie, de liberté
et de sécurité sans ordre. L'absence d'ordre englue l'imagination
de "substance" nocive et conduit au chaos.
Il n'existe pas non plus d'économie saine ou viable,
qui ne tienne compte réellement de l'intérêt général de la nation
et de l'intérêt global des peuples et de l'humanité. Toute autre
forme est une razzia. Toute forme d'économie qui exploite
expressement une partie de son peuple est une razzia.
En matière de justice, toute injustice ou
humiliation contient en elle les germes d'un conflit. Il n'est pas
crédible, logique et juste de cautionner par la force une injustice
et de s'octroyer ensuite l'autorité morale d'en condamner une
autre, quel que soit l'état de sa puissance.
En démocratie relative, l'homme étant faillible, ses
lois sont perfectibles. En conséquence, les peuples, les Etats, les
ensembles d'Etats ou les Unions d'Etats doivent porter un regard
critique sur les actes, les décisions ou le fonctionnement des
institutions qui les mettent en oeuvre et les font mouvoir ; leur
révocation ou éviction par les forces démocratiques peut s'avérer
nécessaire dans les cas prouvés d'inefficacité, d'inéquitabilité ou
d'incompétence flagrante, sinon un boycott collectif est recommandé
jusqu'à l'instauration de la raison et la séreinité au sein de
l'institution, à défaut de sa dissolution ou de son annulation pure
et simple.

Une des méthodes efficaces à utiliser est celle de
Gandhi. Mais le choix des réponses dépend de la nature des
situations en présence. Les options sont ouvertes.
Exemple, un ex-responsable de l’Onu pour le
Darfour s’en est pris à la CPI. Antonio Cassese, ancien chef
de la Commission d’enquête des Nations-Unies sur le Darfour a
déclaré le 4 mars 2009 sur les ondes italiennes que le mandat
d’arrêt contre Omar el-Béchir, président du Soudan, est une
opération politique. Trois raisons principales sur la décision de
la Cour Pénale Internationale (CPI) le laisse perplexe :
1. Le procureur de la CPI aurait pu émettre une
simple assignation à comparaître, permettant à Béchir de répondre à
ses questions et de se défendre contre ses allégations.
2. La demande de mandat d’arrêt, déposée le 14
juillet 2008, devait rester secrète mais elle a été rendue
publique. Il a ensuite fallut 7 mois pour qu’il entre en
vigueur. Un mandat d’arrêt est efficace s’il est
délivré au bon moment, car il permet d’éviter que le suspect
s’échappe ou détruise des pièces à conviction, mais ce
n’est absolument pas le cas ici.
3. Le mandat va être envoyé à la police soudanaise,
qui devra arrêter son président. Evidemment cela n’arrivera
pas. Ni le Soudan, ni aucun autre pays ne fera appliquer ce mandat.
Aucun gouvernement n’invitera Béchir s’il y a un risque
qu’il soit arrêté.
« Ce mandat crée évidemment un effet
politico-médiatique car il délégitime politiquement un chef
d’Etat. Il en résultera une tension politico-diplomatique et
l’Afrique, dans son ensemble, se sent offensée. Ils disent
que les crimes occidentaux ne sont jamais jugés devant la CPI,
c’est vrai et c’est un argument très convaincant. La
CPI applique une justice à deux vitesses. » Enfin, Antonio Cassese
ne soutien pas Béchir, mais il pense que désormais il serait
quasi-impossible de le poursuivre sérieusement pour ses crimes.
(alterinfo.net du 05/03/09).
Par ailleurs, un porte-parole du Bureau des Affaires
humanitaires de l'ONU a déclaré que plus d'un million de personnes
sont menacées par l'expulsion de 13 organisations non
gouvernementales (ONG) au Soudan. "Les 13 ONG expulsées
distribuaient près de la moitié de l'aide humanitaire au Darfour",
selon une porte-parole qui avertit que 1,1 million de personnes
vont rester sans nourriture, 1,5 million de personnes sans soins de
santé et plus d'un million sans eau potable. Au total, les
organisations humanitaires aident 4,7 millions de personnes au
Darfour, dont 2,7 millions de déplacés. La province de l'ouest est
en proie depuis 2003 à un conflit qui a déjà fait 300.000 morts
selon l'ONU (10.000 selon Khartoum) et 2,7 millions de déplacés. Le
Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) redoute de
nouveaux mouvements de population. (romandie.com du
06/03/09).
En matière stratégique, il existe une impossibilité
relative de faire cohabiter deux "lions" sur un même espace, sans
consentement mutuel. La lutte féroce qui s'ensuivra tôt ou tard
sera soit victorieuse pour l'un et mortelle pour l'autre, ou alors
une destruction mutuelle. Toute volonté de l'imposer par la force
en y faisant abstraction est illusoire, irresponsable, démentielle
ou sanguinaire. Si l'un des deux est un "léopard", il se mettra à
l'abri avec sa proie et gardera une distance respectable. Si par
contre un des deux est un groupe "d'hyènes", ils pourront par
l'encerclement entraîner le chaos au sein d'un groupe de "lionnes"
pour s'emparer de la "proie", mais en présence du "lion", ce
dernier visera le chef et brisera son échine afin de disloquer le
groupe et y installer le chaos.
En matière d'indépendance et d'unité, une entité
indépendante ne peut inclure en son sein d'autres entités
indépendantes, car à un certain moment de leur existence, elles
seraient tentées de saper la cohésion d'ensemble en prenant des
décisions indépendantes divergentes, susceptibles de nuire à
l'efficacité des actes du groupe. En revanche, il peut y avoir des
entités autonomes reliées entre elles par des objectifs communs.
Les autres formes sont des associations ou des groupements
d'entités indépendantes.
Postulat 10 :
Tout conflit, doit être en priorité résolu par le dialogue. En
effet, il est sans doute possible d'affamer des "moutons" ou des
"gazelles", mais il est relativement dangereux d'exterminer le
gibier pour affamer des "lions" ou des "tigres", car le moment
venu, pour leur survie, ils entreront dans les "villages" pour y
trouver leurs "proies".
Postulat 11
: Quelles sont les sources et les
déterminants de l'Innovation ? (...)
Postulat 12 :
Toute planification ininterrompue de l'économie s'apparente à une
"transfusion sanguine" ininterrompue, pouvant conduire à un état
végétatif. Cependant, dès l'assèchement de la source de
transfusion, le danger guette l'organisme transfusé, s'il n'est pas
guéri. Dorénavant, toute "transfusion sanguine" nécessite également
une attention particulière, visant à éviter tous genres
d'infections dues aux virus, microbes ou bactéries.
En outre, tout organisme dont une partie du corps
est en excès de sang et l'autre en déficit, connaîtra
nécessairement une excroissance en son sein et un dysfonctionnement
total, pouvant entraîner l'arrêt des fonctions vitales, surtout
s'il est infecté par des virus, des microbes ou des
bactéries.
Ainsi, la seule manière de conserver un organisme
sain est d'éliminer toutes causes de déficits ou excès, de
s'assurer de sources d'approvisionnements en sang et nutriments de
façon autonome, régulière, régulée et équilibrée, et de réaliser
une veille stratégique continuelle en vue de prévenir, d'anticiper
ou d'enrayer la survenance de dysfonctions. Les nutriments
apportent l'énergie et la sécurité à l'organisme et sont issus du
produit de l'innovation de source humaine et/ou
extrahumaine.
En ignorant cette vérité sur l'essence même des
choses, certains organismes sont emportés dans les méandres de
l'absolutisme vers l'obscurantisme.
Les sociétés modernes et leurs Etats doivent initier
ou encourager la création d'organisations chargées de la veille
stratégique, la prévention, l'anticipation et le traitement des
situations complexes, sécuritaires, de crise ou de cataclysmes
économiques, comme elles l'ont fait avec les compagnies
d'assurances qui ne peuvent pas en la matière jouer sérieusement ce
rôle comme on le voit avec la crise des "subprimes", et ce, en
mettant en place un marché viable pour l'intérêt
collectif.
Que doit-on faire pour éviter
les surprises de mauvais goût ? L'alerte permanente, la vigilance,
la veille stratégique, la protection, l'anticipation et la
stratégie.
L'anticipation
L'anticipation est la capacité inhérente aux humains
ou aux autres entités, politiques, militaires, économiques,
financières, associatives, gouvernementales, administratives ou non
gouvernementales, à déployer dans un laps de temps et le plus
rapidement possible des stratégies gagnantes avant les autres. Son
effet dépend du temps mis pour agir ou réagir et du degré de
justesse de l'orientation stratégique empruntée. Le rôle de
l'anticipation est essentiel pour la réalisation des objectifs des
organisations, car elle permet de déterminer et de déployer les
moyens les plus adaptés pour atteindre ou dépasser les cibles
visées en fonction de l'évolution des paramètres environnementaux
internes ou externes, sans attendre les effets de l'action ou de la
réaction des autres ou de l'environnement extérieur, elle fait
prendre une longueur d'avance et installe un écart stratégique
entre l'anticipant et le(s) subissant(s). L'anticipant fonde sa
conviction après décryptage d'un certain nombre de signaux
d'alerte.
L'anticipation possède en elle deux parties
complémentaires, la partie objective ou réelle qui s'appuie sur des
connaissances scientifiques, encore appellée anticipation
rationnelle, et la partie subjective ou imaginaire qui repose sur
l'intuition, que nous nommons anticipation irrationnelle ou
imaginaire. Le degré de rationnalité ou d'irrationnalité dépend des
conditionnalités d'existence, de l'inné et de l'acquis. L'absence
de rationnalité ou d'irrationnalité biaise la qualité de
l'anticipation et conduit à des prises de décisions dont le
résultat attendu est soit en partie réalisable mais insuffisant,
soit erronné ou inexistant. L'absence d'anticipation au sein des
entités est une des causes essentielles de la multiplication des
problèmes à résoudre et de l'amplification des difficultés à
surmonter. Qu'en est-il de nos acteurs financiers ?
(...).
A = Re(A) + Im(A) = a (cosb + isinb) ;
avec a>0 ; b est l'angle de vue de la question
abordée ; x = f(t) et y = g(t)
Postulat 13 :
L'économiste relativiste s'intéressera de très près à la théorie
générale de la relativité d'Albert Einstein et à ses évolutions,
aux mathématiques (algèbre et géométrie) et aux sciences de la vie
et de la terre. Les systèmes éducatifs qui accépteraient cette
théorie devraient permettre aux lycéens et aux étudiants d'avoir
aussi une formation très poussée dans ces disciplines. Car, d'une
part, la connaissance de l'origine de l'Innovation de source
Big-bangaire par ces scientifiques est très avancée, et d'autre
part, la théorie relativiste du Big-bang est la partie
généralisante de celle de l'Innovation de source
humaine.
Définition : Le Relativisme
économique est la faculté que possède l'espèce humaine à dénicher
dans sa mémoire collective, des idées lumineuses, des faits ou des
actes, susceptibles d'aider à l'amélioration de sa qualité de vie,
son bien être et de permettre son épanouissement, la pérennisation
de l'ensemble des espèces et de leur environnement, en exploitant à
bon escient, les innovations positives dans un espace de démocratie
interne, externe et globale sain.
En ce sens, le Relativisme économique intègre
l'espace-temps et le mouvement dans l'univers économique, qui lui
même fait partie d'un univers global mouvant. C'est une théorie qui
soutient que la recherche d'une croissance exponentielle infinie,
se heurte aux limites physiques finies des facteurs de production
et de l'espace terrestre. Et que toute création de monnaie
déconnectée des réalités de l'économie réelle s'apparente à du
racket du plus fort au plus faible, et est susceptible de mettre en
danger la pérennité des espèces et la santé de l'environnement, et
de provoquer l'extinction de la vie humaine.
Un exemple, le boom de la fleur rose au
Kenya : France 2 dans envoyé spécial a rediffusé un
reportage le vendredi 23 janvier 2009 sur un lac asséché, pollué et
presque vidé de poissons, privant les pêcheurs de leur outil de
travail et de leur pitance. En même temps se développent des
plantes hyacynthes qui se nourissent de cette pollution. Les
plantes hyacynthes détruisent les filets et l'eau polluée est
réchauffée. Cette situation a été engendrée par une entreprise
produisant des fleurs roses. Pour parvenir à ses fins, cette
dernière doit utiliser des pompes d'exploitation horticoles qui
tournent à plein régime. Les fermes sont sous bonne garde et
fonctionnent tous les jours. Les procédés d'exploitation
nécessitent le recours aux engrais et pesticides qui sont
nécessaires au bon développement de la rose, mais leur utilisation
a un impact négatif sur la santé des populations, surtout que du
fait de l'implantation de cette industrie, la population de la
ville est passée de 20 000 individus à 120 000.
La culture de la rose réclame une importante
consommation d'eau. Des espèces de poissons comme le tilapia sont
en voie de disparition. Les employés respirent les produits
chimiques utilisés qui affectent leur sytème respiratoire et les
rendent malades. Quand ils sont malades, les dirigeants de
l'entreprise les forcent à démissionner pour raison de maladie. Cet
exemple prouve que la notion de profit dans ce genre de situation
est mal cernée. Dans le profit que réalise une telle entreprise, il
existe aussi une part importante de reconstitution de l'écosystème,
d'instauration d'une vraie sécurité pour le personnel et les
populations, et de réparation des dégâts collatéraux engendrés par
l'exercice de ce genre d'activité. Ainsi donc, il y a un écart
entre le profit supposé et le profit réel. Rien ne justifie certes
la piraterie, mais quand les médias ont interrogé les pirates
somaliens sur les raisons de leurs actes, ces derniers ont cité
l'absence de poissons en eau profonde, les candidats à
l'immigration dans certains pays disent la même chose.
Il existe dans ce cas un indicateur de faisabilité
d'un projet (Fp), qui est le rapport entre l'écart de profitabilité
et la valeur du profit réel (Pr). Il est égal au rapport de
viabilité diminué d'une unité. Le rapport de viabilité d'un projet
(Vp)est le quotient entre le profit supposé (Ps) et et le profit
réel.
Fp = e / Pr = Vp - 1 ; avec Vp = Ps / Pr
On comprend tout de suite que lorsque l'indicateur
de faisabilité est positif, le projet est viable, à condition qu'il
soit accompagné par des mesures de contrôle et de vérification sur
les conditionnalités de faisabilité, et également par la science
qui est habilitée à évaluer les conditions de sauvegarde, de
protection et de mise en oeuvre de la regénération du milieu
ambiant. Nous reconnaissons également que la science a ses limites
et n'explique pas tout à partir d'un instant t, il est donc
important que la raison et l'expérience locale ou d'ailleurs y
soient également associées. Lorsque cet indicateur est nul, le
projet ne présente aucun danger, mais nécessite des mesures de
précaution, et quand il est négatif, il n'existe aucun avantage à
le développer, car les conséquences seraient désastreuses pour
l'environnement et les hommes.
D'autres faits similaires ont été signalés par les
médias comme les poussières ou les déchets radioactifs dont
les précautions d'usage n'ont pas été prises pour sauvegarder
l'environnement et la santé des populations. Par exemple,
le site de romandie.com du 01 mars 2009 relate qu'un physicien
français et un acteur américain se sont engagés aux côtés de
représentants de peuples indigènes d'Afrique, d'Australie et des
Etats-Unis, pour alerter les parlementaires américains des dangers
de l'extraction de l'uranium. "Nous voulons que les parlementaires
américains comprennent que l'extraction d'uranium est très
polluante et qu'il n'y a pas de réponse scientifique actuellement à
la question du stockage des déchets", a dit à l'AFP Bruno
Chareyron, ingénieur en physique nucléaire du laboratoire français
de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information
indépendantes sur la radioactivité). Des responsables de la
communauté nomade touareg du Niger, des Indiens d'Amérique, des
Aborigènes d'Australie ont souligné les ravages causés par
l'extraction minière sur leur environnement. Au Niger, la société
française Areva extrait de l'uranium depuis plus de 40 ans sans
"aucun souci pour l'environnement, la santé des personnes, les
animaux", a déclaré à l'AFP Sidi-Amar Taoua, un Touareg qui vit
depuis sept ans aux Etats-Unis. L'extraction d'uranium "a engendré
un conflit. Les Touaregs ont pris les armes pour défendre leur
terre contre le régime du Niger qui est complice avec Areva". En
janvier, Areva avait annoncé le dépôt d'une demande d'agrément des
autorités américaines pour construire un site d'enrichissement
d'uranium d'un coût de deux milliards de dollars, dans l'Idaho
(nord-ouest). Les terres réservées aux Indiens dans le sud-ouest
des Etats-Unis ont abrité plus de 1.300 mines d'uranium. Même si la
plupart ont fermé, elles ont laissé derrière elles de l'eau polluée
et des maladies telles que le cancer ou les affections rénales,
selon le militant écologiste amérindien Manny Pino.
"Dans ce contexte de renaissance nucléaire, le
gouvernement fédéral en oublie presque les inconvénients
historiques de l'extraction d'uranium, et donne la priorité aux
avantages économiques du nucléaire au détriment de nos terres,
notre eau, et notre peuple". Mitch, un Aborigène qui milite contre
les déchets radioactifs et l'extraction d'uranium en Australie, le
plus gros producteur mondial du minerai, a ajouté: "les gains
financiers de court terme vont nous laisser avec des déchets
mortels pour les générations à venir". En fait, l'extraction
d'uranium a connu une longue période d'expansion aux Etats-Unis
entre les années 1940 et 1980, avant de diminuer dans les années
1990 alors que les cours s'effondraient. Quand les prix ont atteint
140 dollars la livre en 2007, les compagnies minières se sont
jetées "comme des vautours", sur les régions riches en uranium,
dont 70% se trouvent sur des terres habitées par des indigènes à
faibles revenus, a renchéri James Cromwell, l'acteur qui interprète
le rôle de George Bush père dans le film "W.".
Les scientifiques s'inquiètent.

Les scientifiques réunis à Monaco le 30 janvier 2009
soutiennent que les écosystèmes marins du monde risquent
d’être gravement compromis par l’acidification des
océans, à moins que n’interviennent des réductions drastiques
des émissions de CO2. Plus de 150 océanographes de premier plan ont
fait part de leurs inquiétudes à travers la « Déclaration de Monaco
», qui met en garde sur l’accélération de
l’acidification des mers. Une déclaration qui se fonde sur
les conclusions d’un précédent sommet international, elle
stipule que l’évolution des niveaux d’acidité est 100
fois plus rapide que la variabilité naturelle. Les scientifiques se
sont appuyés sur les priorités de recherche identifiées par un
symposium consacré à l’océan et à l’élévation des
teneurs en CO2 qui s’est tenu en Octobre 2008. « Nous,
scientifiques qui nous sommes réunis à Monaco pour rassembler les
connaissances sur l’acidification des océans, déclarons que
nous sommes profondément préoccupés par les récentes évolutions
rapides de la chimie des océans et de leurs potentiels à affecter
dans quelques décennies les organismes marins, les réseaux
alimentaires, la biodiversité et les pêcheries. » Cette déclaration
invite les décideurs à stabiliser les émissions de CO2 « à un
niveau assurant la sécurité et évitant non seulement de dangereux
changements climatiques, mais également une dangereuse
acidification des océans ». Les chercheurs avertissent que
l’acidification des océans, qu’ils désignent comme «
l’autre problème du CO2 », peut rendre la plupart des régions
de l’océan inhospitalières pour les récifs coralliens
d’ici à 2050, si les niveaux de CO2 dans l’atmosphère
continuent de croître. Ils indiquent par ailleurs que ce phénomène
pourrait provoquer des changements substantiels dans les stocks de
poissons, menaçant la sécurité alimentaire de millions de
personnes. « La chimie est tellement fondamentale et les
changements interviennent de manière tellement rapide et importante
que les impacts sur les organismes apparaissent inévitables »,
déclare le Dr James Orr, le président du symposium. « Désormais,
les questions sont : à quel point cela sera-t-il néfaste et à quel
point cela arrivera rapidement. » (contreinfo.info du
01/02/09).